janvier 8th, 2020 | Jim Hickey, directeur général de Sterling Backcheck

Pour externaliser le travail sans en internaliser les dangers

Outsourcing workers without insourcing risk

La vérification d’antécédents est tout aussi essentielle pour le travail à la tâche que pour le travail à temps plein

La nature du travail continue d’évoluer. Tous les jours, l’émergence de nouvelles technologies présente à un nombre toujours croissant de travailleurs de nouveaux moyens pour gagner leur vie. Le travail à temps partiel, les contrats à long terme et les entreprises axées sur les services ont fait leur entrée dans le monde du travail, où un secteur en pleine croissance a formé sa propre économie, communément dénommée l’économie à la tâche. Le travail à la tâche n’est pas tout à fait pareil au travail à temps plein traditionnel. Les salariés à temps plein sont rémunérés régulièrement; ils touchent aussi des avantages sociaux, comme l’épargne-retraite, les jours fériés et les vacances payées.

De leur côté, les travailleurs à la tâche ont choisi une carrière non traditionnelle. Peut-être concluent-ils des contrats de travail à temps partiel. Peutêtre décident-ils plutôt de fournir des services payables à l’utilisation, covoiturage, hébergement, soins à domicile, promenade d’animaux ou services d’entretien, pour ne donner que quelques exemples. Selon un sondage mené par Statistique Canada sur l’économie numérique, environ 230000 Canadiens ont travaillé à la tâche lors des 12 mois précédents, un nombre qui représente 0,8 % des personnes âgées de plus de 18 ans.

Risques propres au travail à la tâche: comment les gérer?

Différence notable du travail à la tâche, il exige, par sa nature même, la prestation de services sur demande à des personnes qui évoluent dans le secteur dit «vulnérable». Quelqu’un qui offre des services de covoiturage, par exemple, conduira ses clients à la destination souhaitée dans son propre véhicule. Une autre personne visitera ses clients à domicile pour prendre soin de leurs proches (qu’il s’agisse de jeunes enfants ou de personnes âgées). Les personnes qui ont plus-ieurs sources de revenus profitent d’une grande liberté professionnelle, ce qui peut créer des risques considérables pour leurs employeurs comme pour leurs clients

Pour minimiser les dangers auxquels s’expose leur clientèle, les fournisseurs de services à la tâche emploient des technologies conçues pour permettre aux utilisateurs d’évaluer leurs services et d’exprimer leur satisfaction ou leur mécontentement. Certaines entreprises intègrent aussi un système GPS à leurs applications pour surveiller les allées et venues de leurs travailleurs contractuels. Néanmoins, certaines lacunes se font sentir. Rares sont les applications qui informeront les clients des antécédents professionnels ou judiciaires de la personne qui frappe à leur porte pour faire une livraison d’épicerie ou offrir ses services de conducteur. Étant donné qu’un incident aurait des conséquences graves pour la sécurité de ses travailleurs et de ses clients comme pour sa propre réputation, le propriétaire d’entreprise hésitera à risquer ainsi le fruit de ses efforts. La relation entre travailleurs et clients créée par l’économie à la tâche démontre que la vérification d’antécédents est essentielle dans ce contexte, peutêtre même plus qu’ailleurs. En permettant à ses travailleurs d’évoluer dans un milieu où ils ne seront pas surveillés, une entreprise de services à la tâche prend beaucoup de risques. Une vérification d’antécédents adéquate pourra toutefois lui dévoiler la présence de tout passé criminel qui laisse présager des problèmes de sécurité ou de caractère.

Au-delà du strict minimum

On notera que les vérifications d’antécédents ne se placent pas toutes sur un plan d’égalité. Certaines se basent sur de simples recherches dans une base de données judiciaires ou sur une entrevue de références pour révéler des informations somme toute très limitées. Malheureusement, une recherche peu rigoureuse risque de produire des informations incomplètes ou périmées. La vérification d’antécédents doit surtout contribuer à la création d’un environnement sécuritaire, minimiser les risques et promouvoir la conformité. C’est pour cette raison que l’on privilégiera un fournisseur dont les plateformes numériques sont à la fine pointe de la technologie et dont les processus à étapes multiples seront capables de produire des résultats fiables et de révéler des infractions criminelles qui seraient autrement restées inaperçues. Il devra aussi avoir accès aux sources primaires pour fournir des informations à jour. Pour terminer, il sera en mesure d’offrir à ses clients une connaissance spécialisée du marché et de l’industrie pour les aider à naviguer les écueils d’une régulation internationale complexe et changeante.

Jim Hickey est directeur général de la division canadienne de Sterling Backcheck. Il habite à Toronto.

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